Cyrano, ce héros

Cyrano, ce héros
Je viens de refermer le livre, et, bien que ce fut au moins pour la troisième fois ; ce fameux mot <<panache>>
venant clore ce chef d'oeuvre me comble encore inévitablement d'une très forte émotion.
D'un bout à l'autre, la piece vous tient en suspense planant à des sommet de légèreté. Modèle aux valeurs nobles entre force et esprit, ce Cyrano est pour nous plus qu'un modèle, il incarne nôtre fierté de Français.
Malheureusement laid, ou dirais-je plutôt, heureusement laid ; il est en fait mû d'une beauté qui depasse toutes les autres, la beauté de l'âme, la pureté de l'âme. Mais beauté qui, hélas, aux yeux de Roxane est cachée par un sempiternel rempart...
Homme de biens et homme affable son coeur ne demeure pas moins contrit et la tragédie finale marque le paroxisme de ce personnage transcendé par cette mort terrible et glorieuse.

# Posté le vendredi 27 février 2009 10:32

Modifié le samedi 28 février 2009 14:48

Ô Vie!

Ô Vie!
Le c½ur encore endolori par l'effroyable nouvelle de mardi dernier.
Où plus qu'un jeune homme, nous perdîmes un ami,


Ô vie! Souffle de Dieu sur un boisseau d'argile.
D'où viens-tu?
De l'eau, de l'air, du feu, tant d'hommes te le demandent ;
Pourquoi?
Pourquoi moi et pas lui, pourquoi moi et pas elle
Pourquoi naître, pourquoi mourir,
Équilibre parfait entre bien, et mal,
Maigre fil que coupaient autrefois les illustres habitants de l'Olympe
Au dernier souffle,
Tu nous offre aujourd'hui et peut être demain
Petite, terrible ou belle fin, dans le fond
N'est-ce point qu'une nuit?
N'est-ce point qu'un clignement Dieu?
Avant le grand départ, le grand pèlerinage,
Non ultime mais initiatique...
Vers les célestes vantaux où nous attend notre Pierre protecteur ;
Antichambre du Père qui nous ouvre ses mains ,
Pour suivre le cortège des Saints, et ces parents endormis dans la foi,
Endormis dans l'espérance du réveil prochain,
Où cet extraordinaire Lumière nous réveillera dans l'Amour
infini de douceurs!

A Dieu,

# Posté le mercredi 04 février 2009 14:16

Modifié le samedi 28 février 2009 14:45

Deux bougies valent mieux qu'un mauvais coup de la Petite Louison...

Deux bougies valent mieux qu'un mauvais coup de la Petite Louison...
Quel étrange anniversaire que celui d'Arist'aix...
Ce 21 Janvier 2007 , non pour marquer la commémoration d'une fin, je l'ai voulu être porteur d'espoir.
Pour que grâce à la tête d'un roi, nous tournons la nôtre vers demain ;
Pour que telle horreur n'arrive plus jamais ;
Pour construire nôtre bel avenir en se servant de nos erreurs pour progresser. De ne point nous échouer dans le négationnisme (ou devrais-je dire ségrégationnime des idées...)mal placé du Pouvoir médiatique et français!
Héritiers, nous nous devons de faire triompher la Justice, la vraie justice face à la corruption du Systeme!

Afin que chacune des Victimes repose et demeure dans l'amour de Dieu,
prions d'une même et forte voix, pour que comme les flammes du brasier
cette prière monte au Ciel.


<< (...) Et de pieux honneurs couronnent cette bière.
Grande âme que l'amour brûlait divinement,
Austère sacrifice, éternel dévouement,
Secourable science aux humbles répendue,
Une palme, à la fin, vous est certes bien due!
Dans ce malheureux siècle, oû j'ai vu de mes yeux
Tant de plats histrions, de vils ambitieux
Saturés de louange et de gloire bouffonne,
Seuls, hélas! nos martyrs seraient-ils sans couronne?>>

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 14:35

Modifié le samedi 28 février 2009 14:44

Un désormais Classique, rythme notre vie;

Un désormais Classique, rythme notre vie;
"Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Église de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l'Église suivie depuis Jésus-Christ.

Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l'enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d'un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d'un Prêtre Catholique, pour m'accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d'unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.

Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d'en faire de bons Chrétiens et d'honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s'ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs personnes de celles qui m'étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d'effervescence, on n'est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé. D'un côté si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l'autre, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie d'en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes.

Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.

J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi".

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Louis
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# Posté le mercredi 21 janvier 2009 14:11

Credo d'un amoureux de sa Patrie..

Credo d'un amoureux de sa Patrie..
J'aime la France ; notre Mère Patrie
Créatrice de notre belle race
De notre beau patrimoine, si cher à nos coeurs
J'aime aussi son roy ; Louis
Seul et unique fondateur et défenseur de notre France
Investi par Dieu depuis plus de dix siècles.
Pour notre France, il est son espoir
Pour notre France, il est son salut
Pour notre France, il sera son sauveur.
Et à sa suite, guidé par Saint Michel,
Suivra une armée d'anges de Dieu
Qui feront renaitre du néant, une nation millenaire,
Qui feront germer une fière identité - Hélas aujourd'hui,
délaissée, mutilée et trop souvent méprisée.
Pour nous Français et pour nous témoigner Son amour,
Dieu fit rayoner dans nos campagnes de saintes images
Pour conduire ce peuple qu'Il aime vers la paix et la douceur infinie.
Par Saint Louis, Sainte Thérèse, Saint Zacharie
Sainte Marie Madeleine et notre très vertueuse et très Sainte Jeanne.
J'aime la France ma Mère et Patrie
Qui fut et qui est porteuse de tant de héros qui sont tels les perles du chapelet
Tant et tant de louanges montant au Père
Qui résonnent aux cieux comme une symphonie de lumière.
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 03:11