Petite parenthèse assez peu commune de nos jours! Cependant lorsque un responsable du gouvernement de la République française; en l'occurrence Mme le Ministre de l'Intérieur, ont quelque lueur de lucidité dans leur raisonnement il convient de les mettre en avant...
C'est pour cela que je lui laisse la parole et lui témoigne ma gratitude pour ses propos pour une fois sincères et aimables.
MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE L'OUTRE-MER ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Le Ministre
Paris, le 10 avril 2009
Eminence,
Les catholiques français et présents dans notre pays se préparent à la célébration de la fête de Pâques marquant la résurrection du Christ.
Je souhaite en cette occasion m'associer de tout c½ur à la joie et à l'Espérance de l'Eglise et de ses membres en vous remerciant d'être mon fidèle interprète auprès de tous.
Le temps de Pâques est aussi celui de la Paix. L'Eglise y contribue activement par son message universel, en France et partout dans le monde. Ce message est celui de la fraternité, de la tolérance et de l'attention à la souffrance morale, sociale et économique. Il compte plus que jamais dans cette période de crise économique et d'inquiétude chez beaucoup. Les drames qui frappent cruellement les populations civiles en Europe comme au Moyen-Orient nous rappellent aussi la fragilité extrême de notre société internationale.
Le message de l'Eglise est aussi éthique et moral à l'heure où un débat s'instaure en France, et où de nombreux pays s'interrogent. J'ai pris connaissance avec un grand intérêt des réflexions de l'Eglise en France que vous avez bien voulu me remettre lors de notre dernier entretien. J'y ai reconnu les valeurs de primauté et de dignité de la personne humaine qui sont au c½ur de notre patrimoine et que nous devons préserver.
La parole de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI mérite d'être restituée dans sa complexité, face aux présentations parfois hâtives et abusivement simplificatrices qui l'entourent, comme vous l'avez fait dans votre récent discours d'ouverture de l'assemblée plénière de la Conférence des Evêques. Je ne doute pas que les débats et controverses récents traduisent moins une crise que le témoignage contemporain du caractère universel de la place de l'Eglise dans un monde traversé par le doute, et plus que jamais à la recherche de repères.
Je vous renouvelle mes v½ux les plus chaleureux, à partager avec tous, et vous prie de croire, Eminence, à l'assurance de ma considération distinguée et de mon souvenir très fidèle et cordial.
Michèle ALLIOT-MARIE
C'est pour cela que je lui laisse la parole et lui témoigne ma gratitude pour ses propos pour une fois sincères et aimables.
MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE L'OUTRE-MER ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Le Ministre
Paris, le 10 avril 2009
Eminence,
Les catholiques français et présents dans notre pays se préparent à la célébration de la fête de Pâques marquant la résurrection du Christ.
Je souhaite en cette occasion m'associer de tout c½ur à la joie et à l'Espérance de l'Eglise et de ses membres en vous remerciant d'être mon fidèle interprète auprès de tous.
Le temps de Pâques est aussi celui de la Paix. L'Eglise y contribue activement par son message universel, en France et partout dans le monde. Ce message est celui de la fraternité, de la tolérance et de l'attention à la souffrance morale, sociale et économique. Il compte plus que jamais dans cette période de crise économique et d'inquiétude chez beaucoup. Les drames qui frappent cruellement les populations civiles en Europe comme au Moyen-Orient nous rappellent aussi la fragilité extrême de notre société internationale.
Le message de l'Eglise est aussi éthique et moral à l'heure où un débat s'instaure en France, et où de nombreux pays s'interrogent. J'ai pris connaissance avec un grand intérêt des réflexions de l'Eglise en France que vous avez bien voulu me remettre lors de notre dernier entretien. J'y ai reconnu les valeurs de primauté et de dignité de la personne humaine qui sont au c½ur de notre patrimoine et que nous devons préserver.
La parole de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI mérite d'être restituée dans sa complexité, face aux présentations parfois hâtives et abusivement simplificatrices qui l'entourent, comme vous l'avez fait dans votre récent discours d'ouverture de l'assemblée plénière de la Conférence des Evêques. Je ne doute pas que les débats et controverses récents traduisent moins une crise que le témoignage contemporain du caractère universel de la place de l'Eglise dans un monde traversé par le doute, et plus que jamais à la recherche de repères.
Je vous renouvelle mes v½ux les plus chaleureux, à partager avec tous, et vous prie de croire, Eminence, à l'assurance de ma considération distinguée et de mon souvenir très fidèle et cordial.
Michèle ALLIOT-MARIE
Source, site de la conférence des Evêques de France, Pr. par Mgr André Card. Vingt-Trois