[...] la Révolution est, ou plutôt serait la destruction totale de l'ordre divin sur la terre, le règne parfait de Satan dans le monde.
Mgr de Ségur, La Révolution expliquée aux jeunes gens
[...] Satan allait susciter Voltaire, Rousseau, la Franc-Maçonnerie, l'athéisme philosophique, enfin la Révolution proprement dite, c'est-à-dire la grande Révolte de la société contre l'Eglise, de l'homme contre le Fils de l'homme, de la terre contre le ciel.
Mgr de Ségur
[...] la Révolution française [...] est une doctrine et une doctrine radicale, une doctrine qui est l'antithèse absolue du christianisme.
Mgr Charles Freppel
[...] la Révolution est satanique dans son essence [...]
Cardinal Pie
La philosophie sans foi et sans loi du XVIIIe siècle a passé des spéculations dans l'ordre pratique ; elle est constituée la reine du monde et elle a donné le jour à la politique sans Dieu. La politique ainsi sécularisée, elle a un nom dans l'Evangile : on l'appelle « le prince de ce monde, le prince de ce siècle » ou bien encore « la puissance du mal, la puissance de la Bête » et cette puissance a reçu un nom aussi dans les temps modernes, un nom formidable qui, depuis soixante-dix ans, a retenti d'un pôle à l'autre : elle s'appelle la Révolution. Avec une rapidité de conquête qui ne fut jamais donnée à l'islamisme cette puissance émancipée de Dieu et de son Christ a subjugué presque tout son empire, les hommes et les choses, les trônes et les lois, les princes et les peuples.
Cardinal Pie, Discours pour la solennité de la réception des reliques de saints.
La Révolution nie Dieu et affirme l'homme. L'homme, affublé du triple droit de penser, de dire et de faire, ce qu'il juge vrai, bon et utile, l'homme est le Dieu de la terre. [...] La Révolution à tous les degrés est athée et doit l'être ; elle veut tuer Dieu, c'est-à-dire ceux qui y croient pour établir ce qu'il lui plaît d'appeler « le bonheur sur la terre ».
Mgr Fèvre (protonotaire apostolique), Préface du tome XV de l'Abbé Rohrbacher.
La Révolution n'est pas la société moderne ; elle en est le chancre.
La Révolution n'a pas fait la société moderne ; elle a failli l'étouffer dans son berceau, et elle est en train de la défaire.
La Révolution n'est pas née de l'Évangile ; elle est née contre l'Évangile, des passions que réprouve l'Evangile. Elle en est la contradiction et la haine.
Qui comprendrait cela verrait clair dans les obscurités redoutables de l'heure présente, et s'expliquerait la conduite de l'Église. L'Église n'a jamais condamné la société moderne ; elle a condamné vingt fois la Révolution ; elle la condamnera jusqu'à la fin.
Entre l'Église et la société moderne il y a moyen de s'entendre. Entre l'Église et la Révolution il n'y en a point. Ou l'Église tuera la Révolution, ou la Révolution tuera l'Église. C'est un duel à mort.
Qu'est- ce donc que la Révolution ? D'abord la Révolution est une idée ; sans cela elle n'agiterait pas le monde.
Ensuite c'est une idée opposée à la doctrine formelle de l'Église ; c'est une hérésie comme l'arianisme , le pélagianisme ; qui aura son cours comme ces grandes hérésies ; qui fera peut-être plus de mal, parce qu'elle s'attaque aux fondements mêmes des sociétés ; mais qui disparaîtra comme ces hérésies sous les foudres toutes-puissantes de l'Église.
Dans l'évolution complète de l'idée révolutionnaire, il y a trois degrés successifs. Il y a le libéralisme : la doctrine de ceux qui, par bon sens ou par timidité, s'arrêtent à mi-chemin. Il y a ensuite le radicalisme, qui nous menace en ce moment : la doctrine de ceux qui, par passion ou par logique, iront jusqu'au bout. Et enfin il y a le socialisme qui s'affirme timidement et attend l'avenir.
Et, en dépit de toutes les dénégations, les trois ne font qu'un. Le premier engendre le second, qui engendre le troisième. Et tous ensemble sont ce que j'ai appelé le chancre de la société moderne, et en seraient la ruine totale, si l'Église n'était pas là.
Mgr Bougaud, Le christianisme et les temps présents.